Féminisation

Féminisation des titres et fonctions

Notre gouvernement, que l'on peut qualifier de « père Fouettard », ne se satisfait pas de ses prérogatives. C'est une course à l'étendue du pouvoir, et à la volonté de marquer son nom dans l'histoire avec des lois fantaisistes. Preuve en est avec la féminisation des métiers. Alors qu'il n'en a pas la légitimation, le gouvernement se substitue à l'Académie française : les « immortels », gardiens de notre belle langue.

Mais nous, les Français, nous sommes les premiers fautifs en prenant pour argent comptant ce qui n'est qu'un règlement intérieur de l'Assemblée nationale, alors que, bien sûr, ce règlement ne fait pas loi.
Hélas, trois fois hélas, les médias et la presse se sont emparés de cette féminisation sans réfléchir, sans consulter leur dictionnaire, se rendant ainsi coupables de fautes de français en tout genre.

Hélas, encore une fois, nous ne pouvons plus nous fier à certains dictionnaires qui, notamment Le Petit Larousse, ont été assez naïfs en attribuant cette légitimité au gouvernement de réécrire la langue française, au grand dam de l'Académie nationale, en attribuant le féminin à la plupart des titres et fonctions. C'est gravissime !
En effet, en se substituant à l'Académie française, le gouvernement a fait loi pour nombre de Français qui ont adopté cette féminisation des fonctions. Et des absurdités pullulent sur la Toile.

À propos du clash à l'Assemblée nationale, Mme Ségolène Royale (qui ne supportait pas d'être appelée, madame le ministre) devrait consulter son dictionnaire : ministre est du genre masculin, et c'est incontournable. Mais qu'à cela ne tienne, et tant qu'à faire, puisque c'est le règlement intérieur de l'Assemblée, elle peut user du substantif « ministresse ». Certes, le terme est vieilli et familier, mais cela ne plaît pas à Mme  la ministresse ? Mais se rendent-ils compte, tous, qu'en féminisant à tour de bras, les noms de certaines professions ont une connotation péjorative ? Allez, va pour le cafetier et la « cafetière », le pompier et la « pompière », le sapeur-pompier et la « sapeuse-pompière », et je voudrais tant être…, non pas une artiste de la prose, mais un écrivain, et surtout pas une « écrivaine » dont ce vilain mot s'apparente plutôt à un écrivaillon. Aurais-je dû écrire, autre aberration, « une écrivaillonne » ? Lu sur un article du Figaro : « La rapporteure ». Le féminin de rapporteur (celui qui rapporte, moucharde) est la rapporteuse, bien évidemment sans relation avec celui qui fait un compte-rendu, dont le féminin n'existe pas. C'est consternant ! Dixit l'Académie française : L’oreille autant que l’intelligence grammaticale devraient prévenir contre de telles aberrations lexicales.

Ainsi, si une femme devait être élue président de la République, nombreux sont ceux qui diront ou écriront : madame la Présidente. Or dans ces trois mots, deux fautes sont commises : madame la présidente (majuscule fautive) est la femme du président de la République. Il faudra donc écrire : madame le Président, ou madame le président de la République ; ou bien, si le président est un homme : monsieur le Président est accompagné de madame la présidente ; monsieur le président de la République est accompagné de madame la présidente.

Il en est de même pour une sénatrice qui n’est autre que la femme du sénateur dans certains pays.

Mise au point de l'Académie française, le 13 octobre 2014 : Lire l'article


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